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Publié : 14 avril 2015

Coup de coeur pour le spectacle Coeur Cousu

Les élèves de 6e1, de 6e2 et de 6e3 sont allés voir le spectacle "Coeur Cousu" de la Compagnie La Licorne dans la petite salle du Volcan les mardi 7 avril et vendredi 10 avril.

C’est l’histoire d’une jeune femme qui s’appelle Frasquita. Elle est dotée d’un don incroyable pour la couture. Avec trois fois rien, du fil, de la laine ou des bouts de chiffon, elle est capable de créer ou de réparer des objets, de recoudre des humains ou des animaux. Elle a un don hors du commun qui est très mal perçu par les gens du village. D’ailleurs, les habitants du village lui font la vie dure car ils n’apprécient pas qu’une femme soit inventive et originale. Frasquita veut changer le monde et lui apporter de la couleur mais cela est très mal vu par ceux qui n’aiment pas qu’on s’écarte un tant soit peu des traditions. Frasquita passe pour le Diable mais malgré cela elle continue à rêver à un monde différent et meilleur.
Cette histoire est tirée du livre "le coeur cousu" de Carole Martinez qui connut un immense succès et qui a été récompensé par neuf prix littéraires en 2007.
La compagnie La Licorne de la région Nord-Pas-de-Calais a adaptée au théâtre ce roman et ce qu’on peut dire c’est que cette adaptation est très réussie.

Nous avons beaucoup ri quand une grosse dame à la drôle de voix criait sur son fils. Elle postillonnait et disait pas mal de gros mots. Elle a même craché sur le personnage-photographe. Son allure était comique parce qu’elle n’avait pas de cou et était toute petite. Elle grognait tout le temps. Elle marchait vite et n’avait pas de bras. Elle nous faisait penser à une grosse poule noire.

Les moments drôles ne manquaient pas et on ne pourrait pas tous les raconter mais celui qui a fait l’unanimité c’est le moment où le voleur de farine est interpellé par un chef espagnol. Celui-ci utilise un taser pour que le voleur avoue et le menace en chantant. Etant donné que le voleur n’avoue rien, le chef chante de plus en plus fort jusqu’à s’égosiller. C’est un moment dramatique et cruel mais le chef est tellement déjanté que tout le public riait.

Un personnage a retenu notre attention parce qu’il faisait de jolis mimes, des bruitages épatants comme le bruit de la machine à écrire, le bruit des anciens appareils photos. Il répétait les paroles de tous les personnages car pendant que l’histoire se déroulait, il écrivait un article sur la vie des villageois espagnols.

Les costumes sont extraordinaires. Ils étaient gris avec des coutures noires apparentes.On avait l’impression que tous les personnages avaient été abimés, cousus et recousus. Tous les personnages ressemblaient à des marionnettes-zombies. Des marionnettes cotoyaient les comédiens et il était parfois difficile de distinguer les deux. Les costumes étaient épais et rembourrés. Ils semblaient tous vieux, en mauvais état et en mauvaise santé. C’était un spectacle en noir et blanc. Le noir, le gris et le blanc dominaient cet univers imaginaire. Seuls les fils de laine de Frasquita et la cravate de José étaient colorés.

Avouons-le, certains d’entre nous ont eu peur ! D’abord parce qu’à plusieurs moments, les comédiens allaient dans le public avec des fusils.( Des faux mais quand même ! )
En plus, plusieurs fois, on a tous sursauté quand les gardes allumaient des pétards dans un seau en fer. Et pour couronner le tout, sur scène, les habitants se sont livrés à une bagarre générale à coups de chaises, de pistolets et de haches. Les bruitages faits en direct par des bruiteurs participaient à l’ambiance sombre. Ils froissaient des objets et cela nous glaçait le sang.

Nous avons été ému par l’histoire de Frasquita. Tout le monde était contre elle parce qu’elle avait de l’imagination et contre son enfant parce qu’il avait les cheveux roux. Nous trouvons qu’elle a subi les injustices des villageois avec dignité et qu’elle a été courageuse de toujours trouver la force d’avancer. Elle n’a jamais baissé les bras.

Nous conseillons ce spectacle ! Cela restera un moment inoubliable parce que nous avons été surpris par l’imaginaire du metteur en scène et enchanté par l’histoire de cette boite magique transmise de mère en fille.Cependant, nous avons été un peu choqués par quelques gros mots quelque peu déplacés. De plus, quelques scènes étaient un peu gênantes pour des enfants de onze, douze ans comme nous. Nous avons parfois eu du mal à tout comprendre. Mais la morale de l’histoire ne nous a pas échappé et toute la classe en a tiré leçon car on voit souvent dans les écoles ou dans la rue une personne rejeter une autre personne à cause d’un handicap ou à cause de la couleur de sa peau.

Article écrit par les élèves de 6e1.

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