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Publié : 5 décembre 2015

Jean Moulin en Turakie

Dans la semaine du 23 au 26 novembre, les élèves de 5e2 et de 4e1 ont assisté à des ateliers menés par Caroline Cybula de la compagnie Turak théâtre. Chaque classe a bénéficié de 12 heures de pratique théâtrale. La classe de 5e2 va vous révéler les secrets de la Turakie.

Caroline Cybula n’est pas marionnettiste de formation : elle est danseuse professionnelle et fait partie de la troupe " Turak théâtre" depuis 11 ans. Elle est originaire de Nantes. C’est un petit bout de femme au grand coeur. Quand elle nous faisait une démonstration avec une marionnette, elle marchait, courait avec un petit déhanché incroyable. Son sourire ne la quitte pas. Elle est d’humeur blagueuse et c’est une très bonne imitatrice. Elle parlait souvent avec l’accent de la Turakie, ce pays imaginaire et très étrange qui hante la compagnie. C’est une personne patiente, très douce et très gentille.

Avant de manipuler, les marionnettes, Caroline nous a proposé une série d’échauffements. D’abord, on se frottait les mains, la nuque, les bras et les jambes.On se massait aussi la tête en la tapotant. Pendant plusieurs secondes, on devait faire comme si nos mains étaient mouillées et les secouer énergiquement. Puis, on avait 12 temps pour coller tout son corps au sol et on se relevait en autant de temps, puis on avait 10 temps pour le faire, puis 8 temps, puis 6 temps, puis 4 temps et enfin 2 temps pour se jeter au sol et 2 temps pour retrouver la position debout. Après cet exercice, on était bel et bien réveillé et prêt !

Ensuite, nous nous mettions par deux. Celui qui avait le rôle du guide faisait bouger son index droit et le suiveur devait suivre l’index des yeux. Mais ce n’est pas tout. Quand le guide bougeait sa main gauche, le suiveur devait aussi faire le même mouvement avec sa main à la façon d’un miroir. C’est un exercice de dissociation et ce n’est pas facile !

Après les échauffements, le moment tant attendu, la manipulation des marionnettes : la tête des marionnettes est en papier mâché ou en latex, le corps est fait avec des vieux vêtements récupérés. Les épaules prennent forme avec des cintres. Dans les manches des vêtements, on trouve des trous pour permettre au manipulateur d’ y introduire ses bras. Les personnages sont d’une taille assez grande pour donner l’illusion que les pieds du manipulateur sont ceux du pantin.

Comment faire vivre cet être de papier ? La technique est complexe : en premier lieu, pour donner vie à ce bout de caoutchouc, il faut la regarder et faire vivre la tête en l’articulant. Quant à la marionnette, elle doit toujours avoir un oeil sur le public. De plus, on doit décomposer ses mouvements : elle doit prendre le temps d’agir en regardant le public mais aussi les objets qui sont sur scène. Le marionnettiste ne doit jamais tourner le dos au public comme au théâtre. La main du pantin a une importance capitale pour le jeu car elle l’ anime et permet d’exprimer des émotions très variées. Si une seule de ces techniques manque, le spectateur n’a pas l’illusion du spectacle. Sachez qu’on peut manipuler une marionnette seul ou en duo.

Nous nous sommes entraînés à faire des parcours avec les personnages mardi et mercredi matin. Le jeudi après-midi, nous avons montré notre travail aux 4e1 qui ont aussi suivi l’atelier. Alors que les quatrièmes ont surtout travaillé la démarche et l’esquive des marionnettes, nous avons appris l’art de transmettre des émotions à nos personnages ainsi que celui de leur donner naissance et de les endormir. Pour débuter, la marionnette de Turakie était seule et sans vie dans une valise. Nous avions comme mission de l’éveiller lentement puis d’aller la recoucher en passant par une série d’obstacles : des chaises à terre jonchaient le sol.

Pour clôturer cet atelier, nous sommes allés au Volcan pour voir le spectacle : Carmen en Turakie. A la fin du spectacle, nous avons rencontré tous les marionnettistes.

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